On parle souvent de lecture, d’écriture ou de calcul lorsqu’on évoque la réussite scolaire — plus rarement de vocabulaire. Pourtant, c’est l’un des premiers apprentissages que construit un enfant, et probablement l’un des plus déterminants. Avant d’apprendre à lire, un enfant apprend à parler : chaque nouveau mot lui permet de mieux comprendre ce qui l’entoure, d’exprimer sa pensée, de poser des questions et de raconter ce qu’il vit. Ce sont ces milliers de mots entendus au quotidien qui formeront progressivement le socle sur lequel viendront s’appuyer tous les autres apprentissages.

Un capital qui se construit dès les premières années

Les recherches en sciences cognitives et en psychologie du développement sont aujourd’hui très claires : le vocabulaire acquis dans les premières années de vie joue un rôle majeur dans la réussite scolaire. Pourquoi ? Parce que les mots ne servent pas uniquement à parler — ils permettent aussi de comprendre une consigne, de suivre une histoire, de raisonner, de faire des liens entre les idées et d’exprimer ses émotions. Plus un enfant possède de mots, plus il dispose d’outils pour comprendre le monde.

Lorsque viendra le moment d’apprendre à lire, ce bagage fera naturellement la différence : lire ne consiste pas seulement à déchiffrer des lettres, c’est aussi reconnaître à l’écrit des mots que l’on connaît déjà à l’oral. L’écart de vocabulaire entre les enfants commence d’ailleurs à se creuser très tôt, bien avant l’entrée à l’école. La bonne nouvelle, c’est qu’il ne dépend pas de grandes leçons : il se construit simplement au fil des échanges, des histoires, des jeux et des petits moments du quotidien.

Les mots s’apprennent dans la vraie vie

En tant que professeure des écoles, c’est un constat qui revient sans cesse : les enfants apprennent du vocabulaire partout — en préparant un gâteau, en faisant les courses, en mettant la table, en observant un escargot dans le jardin, en découvrant un nouvel ustensile dans la cuisine. Toutes ces situations sont de véritables occasions d’apprendre. Lorsqu’un adulte prend le temps de nommer ce que l’enfant voit, entend ou manipule, il enrichit progressivement son vocabulaire — et plus un mot est rencontré dans des contextes variés, plus il devient facile à comprendre, à mémoriser puis à réutiliser. Le langage ne se construit pas uniquement à l’école : il se construit d’abord dans la vie de tous les jours.

Nommer, encore et encore

Le cerveau d’un enfant a besoin d’entendre un mot plusieurs fois, dans des contextes différents, avant de se l’approprier vraiment. C’est pour cette raison que la répétition n’est pas un défaut pédagogique mais une nécessité : redemander le même mot, le réentendre dix fois sur plusieurs jours, fait partie du processus normal d’apprentissage.

« Un enfant qui répète le même mot dix fois n’est pas bloqué. Il est en train de l’ancrer. »

Comment MurMur Imagier nourrit ce vocabulaire

Avec plus de 700 mots organisés en six univers familiers, l’Imagier offre un terrain d’entraînement vaste mais jamais dispersé : chaque mot est ancré à une image réelle, prononcé clairement, et peut être réécouté autant de fois que l’enfant le souhaite — sans chronomètre, sans jugement, au rythme qui est le sien.

Le jeu de « cherche et trouve » vient ensuite réinvestir ce vocabulaire de façon active : l’enfant ne se contente plus d’écouter, il doit retrouver l’image qui correspond au mot entendu — un pas de plus vers une véritable maîtrise du lexique.

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