Il est 18 h 30. Vous préparez le repas, votre enfant tourne autour de vous, s’impatiente, réclame votre attention — et vous avez encore mille choses à faire. Alors, vous lui prêtez votre téléphone pendant quelques minutes. Et presque aussitôt, une petite question surgit : « Est-ce que je fais bien ? »

Si vous vous êtes déjà posé cette question, vous êtes loin d’être seul. Aujourd’hui, les écrans font partie du quotidien de la plupart des familles. Pourtant, lorsqu’il s’agit des jeunes enfants, les messages que l’on entend sont souvent contradictoires : d’un côté, on recommande de les éviter autant que possible ; de l’autre, les applications éducatives promettent d’apprendre à lire, compter ou parler anglais. Chez MurMur, nous pensons que la réalité est plus nuancée.

La question n’est pas « écran ou pas écran »

La vraie question est plutôt : que fait mon enfant pendant ce temps ? Que regarde-t-il ? Est-il seul ou accompagné ? Observe-t-il, écoute-t-il, réfléchit-il — ou son attention est-elle simplement captée par un flot d’animations, de musiques et de récompenses ?

Car tous les écrans ne proposent pas la même expérience. Passer quelques minutes à observer de vraies images, écouter des mots prononcés calmement, découvrir une nouvelle langue ou enrichir son vocabulaire ne sollicite pas le cerveau de la même manière qu’un contenu conçu pour retenir l’attention à tout prix. Le contenu, le contexte et l’accompagnement font toute la différence.

« L’écran n’est ni une récompense, ni une punition. C’est un outil — et comme un livre, ce n’est pas le support qui compte, mais ce que l’on choisit d’y mettre. »

Trois repères simples

  1. Des moments courts, et prévisibles. Quelques minutes suffisent souvent : l’objectif n’est pas d’occuper l’enfant longtemps, mais de lui offrir un moment calme pendant lequel il peut observer, écouter et apprendre. Prévenir la fin du temps d’écran à l’avance aide aussi à rendre la transition plus sereine — c’est pour cette raison que MurMur intègre un gestionnaire de temps d’écran, pour rendre ce moment plus prévisible, pour l’enfant comme pour ses parents.
  2. Choisir le bon moment. Tous les moments de la journée ne se valent pas. Juste avant le coucher, le cerveau a surtout besoin de ralentir : une histoire, une discussion ou un album jeunesse seront généralement plus adaptés. Si un écran est utilisé, privilégiez plutôt un moment où l’enfant est disponible, sans qu’il remplace le sommeil, les repas, les jeux ou les interactions avec son entourage.
  3. Partager quand c’est possible. Les plus beaux apprentissages naissent souvent des échanges : répétez les mots avec votre enfant, posez-lui des questions, faites le lien avec ce qu’il connaît déjà. « Tu te souviens ? On avait vu une carotte dans MurMur… et en voilà une dans notre cuisine ! » En quelques secondes, l’écran devient un point de départ vers une conversation — et c’est souvent là que l’apprentissage commence vraiment.

Et après l’écran ?

Le meilleur signe qu’un moment d’écran a été bénéfique, c’est qu’il continue une fois l’écran éteint. Imaginez la scène du début : vous êtes toujours en train de préparer le repas, mais cette fois, votre enfant ouvre le tiroir de la cuisine et s’exclame : « Regarde, une passoire ! Et ça, c’est un fouet ! » Quelques minutes plus tôt, ces objets faisaient partie d’un imagier. Désormais, ils prennent vie dans son quotidien.

C’est exactement ce que nous cherchons à créer avec MurMur : des applications qui donnent envie d’observer, de nommer, de comprendre — puis de retrouver ces découvertes dans la vraie vie.

« Une application éducative ne devrait jamais remplacer le monde. Elle devrait simplement donner envie de l’explorer. »

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